Manque de toilettes
Une news qui se passe en Algérie (mon pays natal), tirée du site La Nouvelle République
A quand les toilettes publiques ?
La ville de Sidi Bel-Abbès chef-lieu de wilaya compte la nuit, à elle seule, et sans exagération, la presque totalité de la population de la wilaya et, le jour la quasi-totalité de cette dernière qui passe pour une raison ou pour une autre, et ce indépendamment des touristes nationaux et étrangers circulant de jour comme de nuit un peu partout.
On peut admettre, à la rigueur, que les WC publics soient insuffisants ou inexistants dans les 15 chefs-lieux de daïra et les communes les plus importantes de la même circonscription administrative.
Mais maintenant à Sidi Bel-Abbès ville, il devient plus qu’aberrant ou insensé de voir un homme le corps complètement collé contre le mur, dans un coin isolé et uriner publiquement, il commet, au regard de la loi, un outrage public à la pudeur. L’infraction est prévue et réprimée par la loi, mais que faut-il faire devant une femme ? Doit-elle, elle aussi, s’asseoir par terre, vider sa vessie de son contenu et se salir sans aucun doute ses vêtements. Impossible, va-t-elle demander à une famille dans la rue pour l’utilisation de son WC. Par les temps qui courent, elle ne peut avoir accès facilement à un domicile et utiliser ses WC. Sait-on que cette femme va réellement utiliser le WC ou cacher quelque chose dans sa conduite.
Effectivement, les WC publics s’imposent dans la ville de Sidi Bel-Abbès notamment dans les stations de taxis à destination du sud de la wilaya et du pays, près de la gare ferroviaire, pour ceux à destination d’Oran, et le centre du pays, dans les stations de transport rural des quatre coins de la ville.
Ceci étant, le maire de la commune de Sidi Bel-Abbès vient de se rendre compte de la situation, raison pour laquelle il réserve, du moins comme premier pas, une somme de 150 millions de centimes pour l’aménagement des WC publics dans les endroits du centre urbain où leur nécessité s’avère impérieuse.