Ces toilettes installées dans les rues de Paris seront gratuites à partir du 1er février
Ces 420 édicules, gérés par une filiale du groupe Decaux, répartis dans tous les arrondissements et dont l'entrée coûte aujourd'hui 0,40 centime d'euros, seront toutes libres d'accès. Les élus de la capitale doivent délibérer lundi sur cette question. La municipalité de gauche poursuit ainsi une politique de gratuité, qu'elle avait lancée avec un premier lot de 20 sanisettes autour des sites fréquentés par les SDF, puis avec les 24 "lavatories" du métro et 110 toilettes installées dans les parcs et jardins parisiens. Pour Yves Contassot, adjoint (Vert) à la propreté, le but est de "rendre service aux Parisiens et visiteurs, qui ne doivent pas avoir à payer dans un café ou ailleurs, particulièrement les plus pauvres", mais aussi "préserver l'espace public". L'adjoint s'insurge "Beaucoup d'indélicats, des hommes presque exclusivement, considèrent les portes cochères comme des urinoirs". "Et ne croyez pas qu'il s'agisse uniquement de SDF. Il y a beaucoup de costumes-cavates parmi eux!". Pourtant les amendes sont salées: 185 euros, jusqu'à 450 en cas de récidive. 2.085 procès-verbaux ont été dressés en 2005 pour cette infraction. La municipalité de gauche poursuit ainsi une politique de gratuité des "lavatories" engagée dès son arrivée à la mairie en 2001 : d'abord 20 "sanisettes" autour des centres pour sans-abri. Puis les 24 toilettes de métro et celles des parcs et jardins (140 aujourd'hui). Cet effort nécessite une renégociation du contrat avec le SEMUP, filiale de Decaux qui gère ces lieux publics. Le contrat est prolongé d'un an et la ville compensera la hausse des coûts induits par la hausse de la fréquentation que causera vraisemblablement l'accés libre. Les sanisettes ont enregistré en 2005 2,45 millions de passages. Un autre objet de réflexion est la forme des sanisettes. M.Contassot appelle les édifices actuels des "blockhaus". La mairie souhaite de nouvelles toilettes publiques moins rébarbatives. Elle a lancé un appel d'offres pour des modèles mieux intégrés à la rue parisienne, tous accessibles aux handicapés (vingt seulement le sont aujourd'hui) et offrant un point d'eau extérieur. Quatre équipes planchent sur ce cahier des charges. C'est en juin que le choix final sera connu.
Source : france2.fr |