Casablanca: Bientôt des toilettes publiques
Casablanca: Bientôt des toilettes publiques
· La commune compte installer 80 latrines dans la ville
· Un appel d’offres à lancer incessamment
UNE petite envie pressante? Bientôt, ce ne sera plus un souci. Révolu l’époque où celui qui cherche à uriner, finit par se soulager contre un arbre, une voiture ou dans une ruelle déserte. C’était un vrai casse-tête pour les Casablancais et pour les visiteurs (cf. www.leconomiste.com). Eh bien, ce ne sera plus qu’un souvenir, près de 80 toilettes publiques seront installées un peu partout dans la métropole.
Le projet a été voté par le Conseil de la ville à la session d’octobre et une commission se penche sur les aspects techniques de la question: les lieuxs, l’esthétique, le modèle… En ce qui concerne les emplacements, seront privilégiés les places publiques, les jardins, les grands boulevards et la proximité des marchés, des centres commerciaux et foires. “Les gens ont tendance à sous-estimer l’importance des toilettes publiques pour une ville. Pourtant, sa propreté et son environnement et partant son potentiel touristique en dépendent énormément”, indique Ahmed Naciri Taoufik, chargé des autorisations commerciales à la ville.
Au plus tard, le mois de février, un appel d’offres sera lancé. Selon un responsable à la mairie, les Espagnols ont déjà manifesté un grand intérêt pour le projet. De même qu’un MRE a déposé un dossier complet depuis près d’une année auprès des responsables de la ville (cf. www.leconomiste.com). D’ailleurs, c’est cette demande qui a ressuscité la question chez les conseillers et les services de la commune.
Autoriser l’exploitation du domaine public, selon l’article 2 du cahier des charges, pour l’installation de toilettes, sera fait sur la base d’un appel d’offre. L’exploitation sera accordée pour une durée de 5 ans renouvelable. Mais la mise en place des toilettes pourrait soulever des conflits de territoire entre plusieurs exploitants. Afin d’éviter cet écueil, une distance de 1.000 mètres est exigée.
Outre le respect de cette condition, le concessionnaire est tenu de présenter un modèle de toilettes qui devrait recevoir l’aval des services concernés de la commune. Encore faut-il que la superficie de ces cabinets d’aisances ne dépasse pas 6 m2 chacun. L’exploitant est aussi tenu de veiller à l’entretien, la propreté et la commodité des toilettes. Ce sera une opportunité pour embaucher des agents de nettoyage.
Le projet de toilettes publiques est aussi une nouvelle ressource pour améliorer les recettes de la ville. Mais ce n’est pas le souci premier des responsables. “Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rendre ce service disponible, de le gérer par des professionnels efficacement et de débarrasser la ville de ces multiples endroits nauséabonds”, indique un conseiller. Quoi qu’il en soit, les futurs concessionnaires s’acquitteront d’une redevance trimestrielle.
Chose nouvelle, les façades des toilettes peuvent servir de support à l’affichage publicitaire. Là, il faudra une autorisation délivrée par la mairie. Dans ce cas, une redevance conséquente sera instituée.
Les futures toilettes publiques à installer ouvreront leurs portes de 7 heures du matin à 21 heures. L’usager est tenu au paiement de 1 DH en contrepartie du service rendu. De ces recettes, le concessionnaire supporte toutes les charges: impôts et taxes, branchement aux réseaux et redevances de consommation de l’eau et de l’électricité.
Ali JAFRY
Source : leconomiste.com
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