Air Austral tire la chasse dans la nature

Publié le par Jammiii

  
   Air Austral tire la chasse dans la nature


   Lors d’une patrouille, le 16 février 2002, la brigade de la nature de l’océan indien avait pris en flagrant délit la société Réunion Air Assistance, en train de vidanger les toilettes des avions en escale de la compagnie Air-Austral dans un regard d’eaux pluviales, au niveau du ruisseau Blanc menant à la rivière des Pluies.

    Plus de 2000 litres de ces liquides contenant un désinfectant très toxique, le Blue lagoon water sont ainsi négligemment déversés depuis 1990 dans les eaux naturelles.
   La compagnie Air-Austral a fait appel, hier de sa condamnation du 2 octobre 2003 à payer une amende de 7000 euros.
   L’avocat de la défense, Michel Lagourgue juge en effet ne pas être le responsable de ce désastre écologique et accuse, en première ligne la chambre de commerce et de l’industrie concessionnaire direct de l’aéroport, par ailleurs condamnée à verser, non pas ses déchets, mais une amende de 30 000 euros.
    “Aucun moyen n’a été mis à notre disposition par la chambre de commerce”. Les amendes n’ont quant à elle jamais été payées et la cuve est toujours inexistante. En attendant, pour que la pollution cesse, une solution immédiate a été trouvée par l’installation provisoire de deux cuves de 6 m3. Bref, la pollution suit son cours et les travaux sont eux toujours en stand by. “Où passent alors les déchets s’il n’existe pas de station d’épuration ?”, demande innocemment le nouveau président Crezé.
   Et s’adressant à la représentante de l’association écologique de défense de l’environnement : “Pourquoi n’avez-vous jamais porté plainte contre les autres compagnies ?” L’avocat général, Michel Baud montre du doigt la CCIR qui selon lui “ne fait pas l’effort nécessaire pour changer la situation”. Côté défense, Me Lagourgue a demandé d’infirmer le premier jugement en instance et signale à la cour en effet qu’il est anormal que son client “de bonne foi” soit seul à comparaître devant la juridiction.
   Et précise : “En plus, le responsable des travaux est en arrêt maladie !”. Mauvaise volonté et négligence suivent leur long fleuve tranquille dans cette affaire. Délibéré le 15 décembre.

Source : clicanoo.com
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Publié dans Papier Q News

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