un avion dégoûtant

Publié le par Jammiii

D'autres victimes d'un avion dégoûtant

Michel Thibault

   
Quelques sceptiques ont téléphoné au journal après avoir lu dans L'Information régionale du 19 octobre dernier que les toilettes de certains avions survolant Châteauguay à basse altitude perdaient du liquide, laissant des dépôts bleus au sol.

   Un citoyen de Châteauguay, Marc Pothier, se plaignait du phénomène. "Ben voyons, c'est des fientes d'oiseaux qui ont mangé des bleuets !", ont dit plusieurs.

   Le 4 novembre en fin d'après-midi, deux résidants du boulevard Salaberry à Mercier ont découvert le stationnement de leur demeure couvert de taches foncées. Ils sont persuadés qu'ils ont été victimes du même phénomène que M. Pothier et que les moineaux n'ont rien à voir.

   Pierre Tavernier et Marie-Claude Bourque enseignent à l'école secondaire Louis-Philippe-Paré. À la sortie des classes, le 4 novembre, M. Tavernier a fait remarquer à sa conjointe : "Regarde l'avion comme il vole bas".

   Arrivé à la maison, le citoyen a aperçu l'entrée de pavé uni maculée. "J'ai dit à Marie-Claude : qui est venu ici ? Ça a dégoûté dans l'entrée", raconte Pierre Tavernier.

   Mme Bourque relate qu'elle s'est souvenue de l'article du 19 octobre. "C'est l'avion !", a-t-elle lancé. "J'ai tout de suite fait le lien."

   Composé d'une multitudes de petites pierres carrées, le stationnement de la demeure du couple est très vaste. Les taches ressemblant à de l'encre pullulaient à la grandeur, certaines encore légèrement humides.

   "Ça ne peut pas être des fientes d'oiseaux. Il y en a partout, partout, partout", a fait valoir Mme Bourque.

   "C'est trop dispersé", a renchéri M. Tavernier. "S'il s'agissait d'oiseaux, le phénomène serait récurrent mais c'est la première fois qu'il se produit en dix ans."

   Au-dessus de l'entrée, il n'y avait pas d'arbre où une nuée d'étourneaux atteints de la tourista aurait pu se percher. Il n'y avait d'ailleurs aucun oiseau autour lors du passage du Soleil.

   En octobre, François-Nicolas Asselin, directeur des communications chez Transports Canada pour le Québec, a confirmé au journaliste Sylvain Daignault que les toilettes chimiques de certains appareils pouvaient fuir en vol.

   En haute altitude, où la température frise moins 50, le liquide souillé provenant de la cuvette gèle et forme un bloc de glace qui reste accroché à l'avion. Le bloc fond et dégoutte au sol lorsque l'appareil atterrit, passant dans l'atmosphère plus chaude.

   M. Tavernier a tenté de nettoyer les taches sur sa propriété avec de l'eau chaude. En vain. "Je pense que ça ne partira pas", se désole-t-il.

   Le couple envisage de réclamer des dommages-intérêts à la compagnie responsable, s'il parvient à l'identifier. Il exprime aussi son appui à M. Pothier. "C'est un geste de solidarité que l'on pose en contactant le journal", dit Mme Bourque. "Les avions qui brisent, il faut les réparer !"

Source : Hebdos.net
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Publié dans Papier Q News

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